98 – L’Association féminine d’éducation et d’action sociale, AFÉAS
Chronique de Colette Légaré
Dès 1915 naissent les Cercles de fermières par le biais de l’intervention du ministère de l’agriculture. Ces Cercles visent à améliorer les conditions de vie des femmes vivant en milieu rural et à contrer leur solitude en bénéficiant d’échanges avec d’autres femmes. Les Cercles de fermières n’étant pas une association formée par le clergé, ils sont sommés par l’Église, dans les années 1940, de choisir leur camp et ceux-ci refusent de rentrer dans une organisation paroissiale. Cependant, à Saint-Jovite, le Cercle des fermières existant depuis les années 1930, accepte le changement et devient l’Union catholique des fermières qui deviendra en 1957, l’Union catholique des femmes rurales (UCFR). Madame Paul-Émile Lavoie en est la première présidente en 1945.
À la même époque sont aussi créés les Cercles d’Économie Domestique. Pour ces deux nouvelles associations, s’ajoute à la mission de combattre l’isolement des femmes agricultrices et d’améliorer le mieux-être des familles, un volet éducatif concernant la condition des femmes et leurs droits les différenciant des Cercles de fermières plus axés à veiller à la transmission du patrimoine culturel et artisanal.
Cette similitude de pensée et d’action a toujours favorisé des contacts enrichissants entre ces deux formations qui ont finalement fusionnées en 1966 pour devenir l’Association féminine d’éducation et d’action sociale (AFÉAS) qui œuvre à l’avancement des femmes et exerce des pressions auprès des pouvoirs locaux.
Lors des rencontres, plusieurs heures sont consacrées à la formation et à l’éducation tout en ne négligeant pas l’apprentissage de techniques de travaux manuels. Des formations plus spécifiques font aussi l’objet de journées régionales. L’engagement sur le plan des activités paroissiales est important et offre l’occasion de réaliser de belles choses comme l’organisation de repas communautaires, de fêtes pour honorer nos dignitaires et même la réalisation de chars allégoriques pour les défilés de la Saint-Jean-Baptiste. Aux festivités du 100ième anniversaire de Saint-Jovite, madame Léonne Labonté organise même une exposition à l’hôtel de ville.
Toujours préoccupée par l’amélioration de la condition féminine, l’AFÉAS continue à s’investir comme groupe de pression dans des dossiers importants, tels que Femmes collaboratrices du patrimoine familial, Accès au crédit pour la travailleuse au foyer, crédit d’impôt pour frais de garde, prestations des ainés en 1998, métier non traditionnel, reconnaissance des acquis, virage ambulatoire, conciliation Travail Famille, Autonomie personnelle et financière des femmes, campagne de sensibilisation contre la violence (Opération tendre la main).
Mesdames Gisèle Demers, Louise Émond Doré, Madeleine Bellefleur et Suzanne Gohier ont assumé le rôle de présidente dans les dernières décennies et madame Patricia Labelle en préside aujourd’hui la destinée.

Jacqueline Huot, Fernande Lapointe et Léonne Labonté présentant des réalisations de l’AFÉAS dont cette belle courtepointe.



